L'alcool pendant la grossesse
L'alcool est la première cause non génétique de retard mental chez l'enfant. Il fut un temps où on mesurait mal les effets de l'alcool sur l'embryon et on autorisait un verre de vin de temps en temps. Aujourd'hui on sait que l'alcool traverse le placenta et que la concentration en alcool est la même que dans le sang de la mère. Le bébé consomme l'alcool contenu dans le liquide amniotique, mais il ne peut pas l'éliminer puisque son foie est immature.
L'alcool peut causer des malformations de l'embryon
L'alcool perturbe le développement cellulaire de l'embryon. La formation de l'embryon est la période la plus critique pour le bébé, car c'est à partir de ce moment que se forment les organes. Toute perturbation au cours des 2 premiers mois peut entraîner des malformations du bébé. Parmi ces malformations on peut citer :
- les malformations cardiaques
- les malformations du cerveau
- les malformations osseuses
- Les malformations rénales
- les malformations dermatologiques
L'alcool peut entraîner chez le bébé un retard de croissance physique et un retard intellectuel, ces dommages sont les plus visibles des dommages liés au syndrome d'alcoolisme foetal.
D'autres dommages peuvent se révéler plusieurs années après la naissance comme le retard scolaire, l'hyperactivité ou des troubles du comportement.
L'alcool peut présenter un risque pour la grossesse
La consommation d'alccol peut mettre en péril la grossesse elle-même. L'alcool peut notamment entraîner des risques accrus de :
- Fausse couche
- Prématurité
- Grossesse extra-utérine
- Hémorragie rétro-placentaire
La consommation peut donc présenter des risques pour le bébé, la mère et la grossesse.
Supprimer l'alcool
L'attitude raisonnable est de supprimer tout en alcool dès que l'on souhaite une grossesse ou dès que l'on sait être enceinte. Devenir parent s'apprend dès le désir d'enfant, on ne peut rien contre ce qui est déjà déterminé mais on ne peut se pardonner, après, des risques qu'on a pris et qui ont eu des conséquences graves pour notre enfant.
S'il vous est arrivé de boire avant de savoir, inutile de culpabiliser non plus. Il s'agit avant tout d'un principe de précaution, car on ne connaît pas encore précisément les seuils de tolérance. De plus chaque bébé est unique, et certains embryons peuvent être plus sensibles que d'autres.
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